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Clair 2016, mon retour réflexif

Publié février 4, 2016 par Andrée Marcotte

Mon billet de retour sur Clair 2016

#jécrispartoùtoujesuis

#jesuiscalligraphe

 

 

C’est toujours délicat de déposer définitivement un billet sur le colloque de Clair. Si on se précipite, on s’en veut de ne pas avoir assez peaufiné notre texte, si on attend trop, on s’en veut parce que tout a été dit… Eh bien dans mon cas c’est maintenant que ça part, même si ce n’est pas parfait. Je pourrais passer des heures à l’améliorer, mais là, le temps me presse et je dois passer à autre chose, comme mettre en œuvre les nombreux gains que j’ai puisés à Clair2016.

 

 Aujourd’hui, j’entrevois ma journée différemment, ce n’est pas un matin ordinaire, je me penche sur l’écriture d’un billet de retour (ha!) sur ma participation à Clair 2016. Écrire c’est exigeant (dans le mien en tout cas!), cela demande de l’humilité mais surtout, d’avoir quelque chose à dire… Mais l’exercice d’écrire demeure très enrichissant en soi, ça replace les morceaux de casse-tête, ça nous permet d’objectiver nos apprentissages et comme apprenant, ça nous amène ailleurs bien souvent. J’adore également calligraphier, c’est un art qui me transporte. C’est comme écrire, mais en plus beau. 😉

 

 

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Ça fait des jours que je note mes idées, que je ressasse mes constats et mes réflexions. Que je me demande dans quel angle aborder mon billet, comment l’organiser, quels sont les éléments que j’aimerais davantage mettre en relief. J’écris toutes mes idées, jour et nuit. La moitié s’avèreront bonnes, le quart dignes d’intérêt, quelques-unes excellentes. Comme j’ai la tête bien pleine, je me permets une démarche d’écriture évolutive et graduelle, de manière à faire plus naturellement émerger les grandes lignes de ma pensée. Je vous partage d’emblée quelques photos de ma démarche de création, elles sont à mon image, vous verrez. J’aime encore écrire à la main sur du papier et c’est souvent ainsi que j’amorce la planification d’un texte, d’un billet, d’une critique ou d’un article. J’aime aussi quand c’est beau, quand c’est coloré et créatif. Je suis une personne tactile on dirait! Eh oui… j’aurais pu utiliser Padlet, merci @sedeschamps de me le rappeler! 😉

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#jeveuxêtreunecpplusempathique

#fracturenumerique

 La plus grande prise de conscience que j’ai faite à Clair2016 (parmi des dizaines!) est certes la manière qu’a @petitbenoit d’entrevoir l’accompagnement d’enseignants, en particulier les plus résistants. Ce gars-là peut mettre le doigt sur l’invisible et ainsi mieux agir dans ses interventions avec les enseignants qu’il croise sur sa route. J’accompagne des enseignants depuis plus de 15 ans et c’est la première fois que j’arrive à décortiquer réellement les mécanismes de pensée d’une personne qui émet une résistance. Nommer, reconnaitre, prendre en compte, valoriser le travail sont des étapes à franchir qui nous amènent à pouvoir réellement accompagner une personne dans le changement. Dans mon travail, cette capacité est très utile! Et pas seulement dans un contexte d’appropriation des TIC.

 

Évidemment, je savais que tout bon agent de changement doit être à l’écoute, ne pas juger, etc., mais ce recadrage me donne une nouvelle posture de travail fort intéressante que je compte bien exploiter au quotidien. Je vais me donner le temps de m’améliorer… et pour m’aider je vais me procurer une tortue en porcelaine. Je fais un grand lien ici avec ce que j’ai retenu de la 2e conférence de Ewan McIntosh à Clair, en 2012, je crois. Mon tableau se raffine…

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Autre message que je retiens de son message, c’est qu’il vaut mieux cultiver les initiatives que de brusquer le changement. Une initiative, ça se fait tranquillement, mais c’est un petit changement qui dure. Pourquoi ne pas construire l’avenir à coups d’initiatives? Il nous convie à prendre les gens là où ils sont, j’aime! Nommer les arguments pour, les arguments contre, dessiner dans notre esprit le visage de la résistance pour mieux comprendre et reconnaitre. La réflexion «Se pourrait-il que cette personne soit?» m’a beaucoup plue, elle nous permet une fois de plus de mieux apprivoiser la résistance. Je tâcherai de mettre en valeur les leaders pédago-numériques dans mon milieu, pas nécessairement les spécialistes en techno, mais plutôt les pédagogues qui multiplient les initiatives. Comme l’a si bien dit @sedeschamps sur twitter, malgré le fait que @petitbenoit célébrait ses 50 ans le jour même, c’est lui qui nous a fait un cadeau avec sa conférence! Quel homme inspirant en effet… Les paroles qui m’ont le plus marquée dans sa conférence sont les suivantes :

 

Mes citations coups de cœur de @petitbenoit

 Les émotions sont souvent illustrées par le cœur, mais c’est le cerveau qui gère l’affect.

Mon cerveau est bloqué si mes besoins de base ne sont pas comblés.

L’affectif est souvent présent derrière un rationnel, mais pas souvent nommé et devient obstacle.

S’inspirer du cheminement et des obstacles vécus par les enseignants au lieu des derniers gadgets.

 

 

#jaimeledesign

 

Quelle bonne idée de briser la glace avec l’analogie du design! Le meilleur design est celui qui vise l’utilité avant tout. Dans son ouvrage, Design?, Frederik Metz nous confie que selon lui, le meilleur exemple de design demeure la fameuse tasse blanche présente dans à peu près tous les restaurants. Pourquoi? Parce qu’elle est conçue pour s’empiler parfaitement lorsqu’elle est à l’envers et on peut en transporter une grande quantité à la fois. Et comble d’ingéniosité et d’utilité, il y deux petites encoches qui permettent à l’eau de s’échapper après le lavage, ce qui la rend sèche plus vite sans accumuler d’eau.

 

Selon Thérèse Laperrière, se voir comme quelqu’un qui fait du design, c’est mettre en oeuvre 4 dimensions : apprenant, connaissances, collectivité et évaluation. Elle nous invite à passer en mode design plutôt qu’en mode croyance en nous conviant à NOUS considérer comme notre principal instrument. En se souciant de l’utilité, de l’adéquation, de l’amélioration et du développement possible d’idées de différentes formes. Elle nous propose un cadran fort intéressant pour réfléchir sur l’évaluation des apprentissages et tirer profit du numérique.

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Les paroles qui m’ont le plus marquée dans sa conférence sont les suivantes :

 

Mes citations coups de cœur de @tlap

L’élève va apprendre à lire s’il lit pour apprendre.

On travaille de plus en plus avec nos têtes et de moins en moins avec nos bras.

Placer nos élèves dans les meilleures situations d’apprentissage possible.

Notre identité professionnelle se transforme.

Le mouvement de la personnalisation de l’apprentissage, c’est ce qui se produit.

L’imprimante 3-D est en train de faire des choses importantes.

 

 

#unbrayondesoleil

#jaimelalanguefrançaise

 

J’ai été, comme tous, renversée par la conférence de Biz. J’ai reconnu Jean-Yves et sa prose, sa folie linguistique et son plaisir à jouer avec les mots. Quelle fierté pour un papa de voir sa progéniture prendre le relais de la poésie paternelle aussi remarquablement. Biz nous a ramenés à nous-mêmes en nous entretenant sur l’identité, la langue, l’école, la liberté, l’écriture, les élèves et leurs parents. Une véritable ode à la langue française. Quelle chance d’avoir pu assister à cette conférence! Définitivement un highlight parmi mes sept présences à Clair depuis 2010. Et qui ne se rappelle pas de la conférence de Jean-Yves il y a deux ans. Deux poètes fous qu’il faudrait cloner…

 

Les paroles qui m’ont le plus marquée dans sa conférence sont les suivantes :

 

Mes citations coups de cœur de @Biz_loco_locass

 

Savoir lire, un geste de liberté.

Encore une personne sur deux qui est analphabète fonctionnel.

Vaut mieux un tweet terminé qu’un roman inachevé.

Commence petit, tu termineras alors.

Les habitants de Clair : des Clairvoyants!

Avoir accès à la lecture, c’est avoir accès au savoir de l’humanité.

La français est ma langue paternelle.

Le souci de bien écrire, de bien nommer.

Le rap n’est pas esclave de la métrie.

L’écriture permet de se remettre en mouvement dans ses moments plus difficiles.

Une école, c’est pas juste une école, c’est des parents en arrière.

Donner de la fierté aux élèves en les impliquant dans des projets.

Allons-nous mourir en nains quand nous sommes nés en géants?

La sécurité, c’est l’antithèse de la liberté.

On n’a pas besoin d’être un oiseau pour lire un livre sur les oiseaux.

 

 

#jesuistorduederire

Moment sublime du samedi, le témoignage (on pourrait aussi dire le spectacle!) de Yves Doucet. Par ses grandes qualités de communicateur, il a su nous entretenir sur des sujets chauds comme l’identité numérique, le fait français et l’identité tout court! Il nous raconte son identité en passant par ses passions. J’ai bien aimé lorsqu’il a dit que la technologie est plus qu’un outil, mais un élément intégral d’une pédagogie stimulante pour l’élève. Il nous a fait rire sans arrêt, quelle belle manière de terminer un colloque!

Les paroles qui m’ont le plus marquée dans ce témoignage sont les suivantes :

 

Mes citations coups de cœur de @YvesDoucet

 

Minorité ne veut pas dire infériorité.

S’engager à nourrir nos multiples identités et celles de nos élèves.

Il faut célébrer notre influence sur les autres.

Si mon orgueil passe avant la vérité, je ne suis pas un bon pédagogue.

Quand tout le monde n’a pas les mêmes besoins, on ne peut les traiter de la même manière.

On ne peut enseigner en dehors de nous-mêmes.

 

 

#jefaisdouzeheuresderouteavecdessuperhéros

Aller à Clair, c’est aussi faire beaucoup de route… Souvent, les discussions «en dehors» du colloque sont tout aussi inspirantes. Les discussions «de corridor», les nombreuses heures de voiture, les discussions d’entrain en s’y rendant et les discussions un peu endeuillées au retour. J’ai eu la chance de voyager avec mon bon ami Jacques Cool pour me rendre à Clair. La preuve que le privé et le public peuvent s’allier! Nous avons pris Benoît Petit sur notre chemin. Inutile de vous dire que nos discussions furent enflammées et hautement métacognitives. Et en plus c’était la fête de Benoit alors imaginez notre fébrilité.

Au retour, nous avons reconduit (ha!) l’idée de poursuivre la discussion sur notre cognition en parlant de nos prises de conscience à Clair2016. Tous les trois, nous avons fait des découvertes différentes. Nous avons beaucoup parlé de Michel (désolée pour les Michel de ce monde), notre image du prof résistant. Benoît est un gars qui sait plonger quelqu’un au cœur de lui-même je vous en assure. Nous nous sommes donc amusés à mettre en scène des situations et à y réagir plus efficacement. J’ai adoré ça. Pour moi c’était comme un enseignement explicite teinté d’une théorie de l’impact! C’est donc la preuve qu’il faut prendre un temps d’arrêt (seul et en groupe) pour asseoir de nouveaux apprentissages en objectivant notre pensée. Mais tout comme la création à l’aide des technologies, n’est-ce pas une avenue qui n’est pas assez explorée en classe en 2016? Demandez à vos enfants, au souper, ce qu’ils ont appris à l’école aujourd’hui. Ils vous répondront ce qu’ils ont fait et rarement ce qu’ils ont appris… C’est important de faire le point sur nos apprentissages, de recadrer notre pensée, de mettre à l’épreuve nos théories et nos manières de faire. Je crois que les élèves ont encore trop peu l’occasion de le faire en classe.

 

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Depuis Clair2010, je construis mes liens affectifs et professionnels un pas à la fois et je dois dire que j’ai fait 7 pas de géant! Et cela me propulse chaque fois davantage vers mes buts et mes objectifs comme agent de changement.

Par ma présence et ma participation à Clair2016, je suis de plus en plus en mesure de démontrer la plus-value d’instaurer une pédagogie numérique dans nos classes. Toujours en insistant sur l’intention pédagogique cachée derrière chaque initiative technologique. J’ai senti un grand retour à l’être humain et aux moyens doux pour accompagner le changement. Roberto nous l’a bien démontré en présentant les bulles dont la plus grosse est réservée à l’élève. Pour motiver nos élèves, pour leur permettre de créer, d’échanger, de partager le fruit de leur travail. Clair, c’est beaucoup plus qu’un colloque, c’est une rare occasion de croiser des êtres qui nous font vibrer, qui changent nos vies autant sur le plan personnel que professionnel et qui nous permettent éventuellement de faire vibrer les autres à notre manière. Durant cette édition de Clair, j’ai eu la chance de passer du temps de qualité avec des personnes hors du commun et je les en remercie. Ce sont mes superhéros à moi… J’ai mis assez d’électricité pédagogique dans ma DeLorean pour une année entière! 😉

Andrée Marcotte

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Clair 2015: rencontre au sommet de technopédagogues passionnés!

Publié mars 2, 2015 par Andrée Marcotte

Clair 2015 : rencontre au sommet de technopédagogues passionnés!

 La technologie nous condamne à être intelligents.

 Jacques Cool

 

C’est toujours exigeant de faire un retour réflexif sur un événement que nous avons vécu. Beaucoup plus facile de passer l’éponge et de tourner la page sans vraiment se poser trop de questions. Mais les nouveaux apprentissages que nous faisons ne valent pas plutôt la peine d’être réfléchis et objectivés? Pour assurer un quelconque transfert, je crois que oui. Il est nécessaire de se positionner face aux nouveaux apprentissages que nous faisons au fil des jours, que ce soit dans une optique personnelle ou professionnelle. Qu’ai-je appris? Comment vais-je réinvestir ces nouveaux acquis?

Comment faire perdurer nos apprentissages sans se poser ces questions essentielles?

Alors je me les pose encore une fois après le retour de Clair 2015. Parce qu’il le faut! Je tiens à remercier mes collègues blogueurs de m’avoir incitée à rédiger un retour réflexif sur mon 6e passage au colloque Clair.

J’attendais Clair avec hâte, cette rencontre au sommet est devenue pour moi synonyme de ressourcement, de rassemblement social et de retour aux sources. C’est à Clair que, depuis 6 ans, j’apprends à me poser les bonnes questions. Je les relate d’ailleurs dans tous les billets que je rédige à chacun de mes retours.

 

  • Comment développer une culture de la citoyenneté numérique à l’école?
  • Au-delà des outils, quelles sont nos intentions pédagogiques?
  • Comment amener les enseignants à intégrer les TIC en classe?
  • Quelles sont les prises de conscience que je souhaite voir émerger chez les enseignants que j’accompagne?

Au fil des ans, je trouve à Clair des réponses à toutes ces questions.

Cette année, j’étais très impatiente de revoir les membres de mon réseau humain. C’est toujours un plaisir de les croiser sur ma route, des gens passionnés, inspirants et surtout, en constant mouvement. Avec de telles personnes, impossible de plafonner ou de rester inerte!

 Ayons le courage de proposer, de bâtir, d’accompagner et de vibrer ensemble, pour toutes les bonnes raisons, et qui rejoignent nos visées stratégiques.

Jacques Cool

 

Sur place, j’ai retrouvé l’ambiance habituelle de Clair, l’effervescence, la magie, la satisfaction de se retrouver enfin après une année d’attente.

Je retiens sans contredit la journée de samedi, j’ai aimé le côté pragmatique de Mario Chiasson, un bel exemple de personne qui prend le taureau par les cornes. Il nous a parlé de son processus, de sa démarche et des outils technologiques qu’il affectionne particulièrement. L’appropriation des TIC passe parfois par les outils, il ne faut donc pas négliger cette avenue. Le TNI en est un bel exemple.

Quant à la conférence de Lise Galuga, elle est venue me chercher droit au cœur. J’ai été impressionnée par la façon dont elle a procédé pour nous faire prendre conscience que les TIC font partie de la vie des enfants (même les plus jeunes) et qu’elles sont là pour rester. Jamais les enfants n’accepteront d’être privés de leurs plus importants outils de communication. Nous pourrons toujours les contraindre à vivre dans une école fermée sur le monde, mais nous obtiendrons du coup les résultats en conséquence, soit décrochage et démotivation scolaire. Est-ce vraiment ce que nous souhaitons?

À travers sa conférence, elle a su nous transmettre des messages sérieux en utilisant l’humour et le gros bon sens. Ses exemples étaient très bien choisis et parlaient d’eux-mêmes.

Elle y va même de ses conseils afin de nous faciliter la vie :

  • Ajustons nos attentes : attentes moins élevées = satisfaction plus probable
  • Établissons des priorités : on ne peut pas tout faire à la fois
  • Maximisons nos outils : beaucoup de place à l’amélioration!
  • Devenons maitres de notre pédagogie et non des outils
  • Mangeons l’éléphant une bouchée à la fois!

Manger l’éléphant une bouchée à la fois, c’est ce que je tenterai de faire durant la prochaine année. Voilà à quoi ressemble mon éléphant :

Éléphant

 

 

Ma fille de 5 ans a reçu un ipod touch en cadeau… elle n’a pas demandé de formation pour savoir comment s’en servir!Lise Galuga

 

Je tiens à remercier (encore une fois!) mon collègue et ami Roberto Gauvin pour son initiative et son accueil chaleureux. Une personne qui fait toute une différence dans son entourage. Son équipe est choyée d’être menée par un tel leader. Tout le monde rêve d’un tel directeur d’école!

Merci également à tous ceux et celles que je croise sur ma route, depuis 6 ans à Clair. Vous êtes une inspiration pour moi.

Andrée Marcotte

Clair 2014 : Noces de bois!

Publié février 8, 2014 par Andrée Marcotte

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Cette année à Clair 2014, j’ai eu la chance de présenter ma bibliothèque virtuelle (www.babelio.com) dans le cadre de la foire pédagogique des pratiques gagnantes. Quel plaisir j’ai eu à discuter de mes coups de cœur littéraires avec les élèves et les participants! Évidemment, la lecture, c’est ma passion… et je la partage! Je présente ma bibliothèque virtuelle dans les classes de ma commission scolaire depuis maintenant plus de cinq ans. Je visite des classes de la 1re année du primaire jusqu’à la 5e secondaire. C’est toujours un plaisir de rencontrer les élèves pour leur parler de tous les trésors contenus dans ma bibliothèque. Cela soulève toujours l’engouement et suscite de très belles discussions avec les élèves.

TOP 7 garçons 10-13 ans

TOP 7 filles 10-13 ans

Tom Gates 1,2,3 Un cœur pour deux
43 rue du Vieux-Cimetière 1,2,3 Sauve qui peut!
Le journal d’un dégonflé 1 à 7 La vie compliquée de Léa Olivier
L’Appel du destin Nos étoiles contraires
Destination Monstroville – Moche Café Souris!
C’est la faute à Mario Lemieux Le journal d’Alice 1 à 4
Tunnels Le dico des filles 2014

Après 5 ans à Clair, on se rend compte que le colloque devient de plus en plus métacognitif (la cognition sur la cognition). Avec le temps, nous sommes passés du QUOI au COMMENT, au POURQUOI… Le parallèle avec la façon dont je présente ma bibliothèque m’a sauté aux yeux en écrivant mon billet. Il y a cinq ans, je présentais ma bibliothèque pour faire part aux élèves de mes coups de cœur littéraires, comme nous allions à Clair la première année, pour connaitre les nouvelles applications ou les nouveaux gadgets technos. Après quelques années, j’en suis venue à présenter ma bibliothèque plutôt dans le but d’amener les élèves à créer leur propre bibliothèque, à afficher un profil sain et sécuritaire, comme nous allions à Clair davantage pour se réseauter et promouvoir une culture numérique positive chez les élèves. Depuis deux ans, je présente ma bibliothèque plutôt dans le but de brancher les classes de ma CS entre elles afin qu’elles puissent s’enrichir mutuellement, comme nous venons maintenant à Clair pour échanger sur les façons d’accompagner les milieux scolaires vers l’autonomie. On constate que nous ne sommes plus du tout sur le QUOI… et c’est tant mieux!

Donc, encore un colloque Clair exceptionnel… On en vient à se demander comment il sera possible de toujours monter la barre, mais comme c’est encore le cas après 5 ans, pourquoi pas? Peut-être même que la progression d’une année à l’autre est plus naturelle qu’on ne le pense, c’est peut-être chaque fois la dernière édition qui nous a menés plus loin…

J’aimerais d’abord remercier monsieur Roberto Gauvin qui est sans doute le principal acteur de cet événement devenu un incontournable dans le milieu des technologies en éducation. Un vrai leader à mon avis, c’est un gestionnaire comme Roberto qui, malgré la tempête, garde le cap et croit en ce qu’il fait. Merci Roberto d’être ce que tu es, nous sommes tellement chanceux de te connaitre et de profiter du chemin que tu ouvres pour nous grâce à ta grande qualité de visionnaire. Je te souhaite bonne chance dans tes nouvelles fonctions et j’espère que tu seras de la partie à Clair 2015… 😉

Clair, c’est avant tout un réseau humain. D’abord et avant tout. Des gens de cœur, qui refusent de se résoudre à demeurer virtuels ou encore simplement experts en technologies. Clair, c’est beaucoup plus… c’est d’ailleurs la preuve tangible que les technos ne prendront jamais le dessus sur les humains!

Une question que je pose encore toutefois, comment se fait-il que si peu de gestionnaires se présentent à Clair? Pas le temps? Pas une priorité? Je me le demande sérieusement… Il me semble qu’à chacune des éditions de Clair, un ou deux conférenciers portaient un message particulièrement destiné aux gestionnaires. C’est à mon avis une occasion en or d’aller puiser des messages tellement porteurs de sens et d’innovation pour toutes les organisations scolaires…

Les conférenciers

Outre le penseur Michael Fullen, qui a présenté sa vision novatrice d’une école qui prend le virage technologique, Stéphane Allaire, qui a témoigné de certaines tensions entre chercheurs et Annick Arsenault-Carter, une enseignante qui nous a partagé avec tellement de générosité sa classe renversée, les conférenciers ont su captiver l’auditoire autant par leur variété que par leur authenticité. Voilà en gros ce que j’en retiens.

La prestation de Jacques Cool, pragmatique à souhait, nous dressait sa vision de comment faire l’éducation autrement. Il nous a aidés à démystifier cette expression que l’on entend depuis plusieurs années, mais dont personne ne connait vraiment la réponse… Cette conférence, je la vais la réécouter pour me rappeler que les élèves sont et doivent rester les personnes les plus importantes pour les éducateurs. Et que dire des qualités de communication de Jacques!

Quant à la conférence de Nancy Brousseau, que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam (inculte que je suis!), j’en retiens les termes suivants : dynamisme, plaisir, réalisme, vision et cohérence. Dynamisme étant donné son entrée en la matière… quel plaisir de lâcher son fou avant de mettre son cerveau à «on»! J’ai bien sûr téléchargé la pièce musicale Wake me up!

que je me ferai un devoir d’écouter régulièrement… Plaisir, vous comprendrez pourquoi! Quel humour! J’ai d’ailleurs eu l’occasion de poursuivre la discussion avec Nancy au Clair2014x et cela m’a justement permis de poursuivre la réflexion qui m’a habitée en l’écoutant. Réalisme, parce que c’est une personne qui en démontre énormément, n’est-il pas réaliste de vouloir que les technos fassent partie intégrante de la vie scolaire? Je retiendrai ses exemples et surtout, les images qu’elle a utilisées pour nous faire réfléchir… J’ai convié mes collègues conseillères et conseillers pédagogiques à visionner sa conférence à mon retour de Clair et ils ont tous été ravis. Un incontournable, selon moi. Vision, parce qu’elle constitue un leader qui inspire et qui partage sa vision d’une école de rêve et qu’il fait bon suivre… Je retiens sa mise en garde au sujet des applications (qui sont vues comme la panacée actuellement) et je retiens son message au sujet des tablettes, une activité ennuyante reste ennuyante même sur un ipad! Et bien sûr, cohérence, parce que tout cela forme un tout qu’il est désormais impossible de balayer sous le tapis. La façon dont elle nous présente ses constants rend le message tellement plus évident. Elle réussirait sans aucun doute à vendre des congélateurs aux Inuits! Quant à sa phrase de la fin : Keep calm and tweet on!, j’en ferai mon mantra quotidien! J’ai d’ailleurs incité mes collègues à se démarrer un compte twitter pour maximiser leur formation continue.

Quant au point de vue du gestionnaire de Raymond Vaillancourt  (qui aurait visiblement pu devenir humoriste), j’en ai retiré un immense plaisir. Il m’a littéralement jettée à terre par son humour et son gros bon sens. Je compte suggérer fortement sa prestation aux gestionnaires de ma commission scolaire. Dans un discours mordant, il a su nous faire rire et réfléchir sur des enjeux plus que sérieux. Et ce n’est pas donné à tout le monde, croyez-moi! Malgré l’heure tardive, nous aurions continué à l’écouter religieusement… malgré le Clair2014x qui nous attendait… 😉

J’aimerais également remercier Jean-Yves Fréchette, qui nous a offert une performance culturelle des plus grandioses… un pur moment de bonheur! Sa présentation tombait juste à point et nous a permis de terminer Clair2014 sur une note parfaite (rien de moins!). La culture, selon moi, c’est l’enveloppe de tout, c’est tout ce que l’on n’a pas appris. Jean-Yves faisait, il y a 30 ans, des choses que l’on n’accomplit pas encore aujourd’hui, ou qu’on a perdues de vue… C’est comme son héritage, comme une façon de dire Grâce à vous, par ma voix toujours, je reviendrai…. (Pierre Lapointe). D’ailleurs, je dédie la même phrase @Aurise. J’ai réécouté la conférence de JYF avec mes trois enfants et mon conjoint le soir même de mon retour de Clair et j’ai l’impression que c’était plus important, plus précieux et plus intemporel que n’importe quel apprentissage scolaire.

Jean-Yves, tu es un passeur culturel, celui qui nous ramène à l’équation la plus simple, celle de créer pour une raison, pour un but, pour quelqu’un, pour soi-même, pour les élèves, etc. D’ailleurs, je ne verrai plus jamais les plaques d’immatriculation de la même façon! Tu nous as fait réfléchir à l’intention pédagogique, qui, on le constate en voyant tes projets avec les élèves, ne date pas d’hier! Et pourtant, en classe, trop souvent on perd de vue cet élément essentiel… en particulier dans un contexte de foisonnement numérique où parmi toutes les possibilités, on cherche encore LA solution technologique à tous les maux…

Mais si j’ai bien compris, avec une intention pédagogique authentique, une tâche non «googlable» comme le dirait Ewan McIntosh, la possibilité réelle de créer chacun à sa façon et non «tout le monde pareil», on risque fort de ne pas manquer le bateau!

Bref, les réseaux sociaux virtuels sont aussi puissants que les réseaux humains. Ces derniers ont su tirer l’Homme de nombreux faux pas durant les 2000 dernières années. Les réseaux virtuels prendront peut-être la relève durant les 2000 prochaines, qui sait? Amener les gens à se réseauter peut faire toute la différence en bout de ligne… on vise l’autonomie, la découverte et le tissage de liens sociaux durables.

Twitter : @marcottea            Babelio : marcottea

#Clair, c’est la Célébration de l’Innovation!

Publié février 17, 2013 par Andrée Marcotte

#Clair, c’est la Célébration de l’Innovation!

À mon tour…. 😉

Clair 2010 : Susciter l’adhésion, l’engagement, les prises de conscience, questionner, encourager la prise de risques et l’initiative… ce n’est pas une mince affaire! Comment maximiser, ou encore mieux faire perdurer les suites de Clair 2010? Comment devenir «autonomes» dans notre démarche vers un environnement plus signifiant pour nos élèves? Je crois qu’un individu avance au rythme des prises de conscience qu’il fait.

 

Clair 2011 : Une autre grande question demeure toutefois, et comme en éducation on doit souvent fournir des garanties avant même d’explorer une avenue prometteuse, nous sommes souvent tributaires de cette pression sociale omniprésente. L’usage des TIC en classe contribue-t-il réellement à augmenter les résultats de nos élèves? Si nous possédions cette certitude, les arguments fuseraient de toutes parts. Et que dire de l’impact des TIC sur la motivation et la persévérance des élèves? Les études démontrent ce lien, mais peut-on pousser le corollaire jusqu’à dire que la motivation émergeant de l’accès aux TIC est un facteur de réussite? Il faut trouver ces réponses!

 

Clair 2012 : L’idée que j’ai bien voulu retenir, mis à part la superbe illustration du «jeu complet» de Ewan, la volonté de Stephen de rendre les cours en ligne accessibles à tous et la ô combien motivante i-Classe de Pierre, c’est l’importance de demeurer courageux et de continuer à rayonner, soit en étant aux devants ou soit en suivant!

 

Clair 2013 : Quatre en quatre, voilà! Et je suis fière de le dire… à quatre reprises, je suis allée chercher au Colloque Clair l’élan et l’énergie nécessaires pour continuer à supporter l’innovation pédagogique chez les enseignants de ma commission scolaire… Trop souvent, en éducation, innover est synonyme de remonter la rivière à contre-courant. À Clair, tout le monde descend la rivière dans le sens du courant! Au fil des ans, j’y ai constaté avec plaisir et étonnement un réseautage toujours grandissant, des conférences de plus en plus métacognitives, des activités (tables rondes, foires pédagogiques, vins et fromages…) davantage centrées sur la pédagogie et les rapports humains que sur les nouvelles technologies en soi.

 

En ce qui a trait aux conférenciers, ils ont tous su, au fil des ans, nous faire réfléchir à leur façon. Une conférence équivaut à au moins une prise de conscience qui nous rendra différents à jamais… Tout le monde avait un message clair (!), toujours porteur d’espoir. Chaque année, les conférenciers sont allés plus en profondeur vers des réflexions et des solutions qui soutiennent le milieu scolaire dans sa volonté de faire autrement, vraiment autrement. Comme si ces derniers s’étaient adaptés au fil du temps (ou des ans) aux besoins réels des participants. Les sondages envoyés aux membres du comité du colloque ont sans doute permis aux organisateurs de raffiner sans cesse la cueillette des besoins des participants.

 

Un bel exemple, de profondeur, la deuxième conférence de Ewan McIntosh qui, après nous avoir convaincus de proposer aux élèves de véritables problèmes à résoudre, nous amène en 2013 plus loin dans l’art de résoudre des problèmes signifiants en explorant davantage les avenues possibles. Avec sa démarche exploring the dilemma space, il nous convie à une approche réflexive fort intéressante et très concrète pour arriver à bout de problèmes organisationnels.

 

Bref, les conférenciers m’impressionnent d’année en année, par leur authenticité et leur enthousiasme à relever des défis hors des sentiers battus… D’ailleurs, ils démontrent de plus en plus leur intérêt à entretenir des relations durables à travers la toile sociale qu’est devenu le Colloque Clair depuis 2010. Et que dire de l’idée de Darren Kuropatwa de nous convier à devenir des raconteurs d’histoires, de celle de Laurence Juin qui nous rassure en nous disant qu’il n’est nul besoin d’être expert en technologies pour faire le saut vers le monde réel, vers le monde dans lequel nos enfants grandiront…

 

Marc Prensky
  • Les actions sont les mêmes, il n’y a que les «quoi» qui changent
  • Les jeunes veulent être respectés, écoutés, ils veulent suivre leurs propres intérêts et passions, ils veulent créer, ne veulent pas qu’on leur fasse de discours, ils veulent travailler avec leurs pairs sur des projets de groupe, ils veulent s’exprimer et partager leurs opinions, ils veulent prendre des décisions et partager le contrôle, ils veulent se mettre en contact avec leurs pairs dans leur environnement et partout dans le monde, ils veulent coopérer et être dans la compétition, ils veulent participer au monde réel.
François Guité
  • Rapport au savoir bouleversé (instantanéité)
  • Réflexion très bien documentée où l’on prend un regard différent pour constater le nouveau rapport au savoir
  • On ne peut plus enseigner comme avant!
  • Regard percutant sur les pratiques des jeunes en lien avec les TIC
Daniel Pereya
  • « Un enseignant qui n’intègre pas les TIC, c’est comme une personne qui marche sur une seule jambe. »
Sébastien Paquet
  • Viser la réflexion pour tous et différencier nos interventions après, dans l’application
  •  CYBERMOBILISATION (plant farms)
  •  Tout le monde est convié à l’intelligence collective
Laurence Juin
  • Nul besoin d’être un spécialiste des TIC pour les intégrer à son enseignement
  •  Prolonger le temps de classe!
  •   Créer en classe
  •  Plaisir d’écrire (twitter)
  •  Twitter met en valeur les écrits des élèves
  •  Identité numérique positive / construction de l’identité numérique
Ron Canuel
  • 1 portable / élève (Eastern townships)
  •  COURAGE!!!
  •  Ceux qui ont le courage de faire le premier pas… et ceux qui suivent! (clip You Tube)
Stephen Downes
  • MOOC (massive open online course)
  • Apprentissage en ligne pour TOUS et GRATUIT!
Pierre Poulin
  • Les incontournables pour faire vivre la i-classe
  • La motivation des élèves
Thiery Karsenti
  • Les jeunes ont des habitudes de vie à des lustres des nôtres!
  • Il faut s’engager pour que l’enseignement fasse du sens, tant pour l’enseignant que pour l’élève, donc  rendre concret l’apprentissage
  • La technologie amène à l’accès à la connaissance.
  • On ne lit plus en format papier
  • Apprendre en communiquant avec les autres (web 2.0)
  • Les textos n’influençaient pas la qualité du français, selon Karsenti
  • Avantages affectifs et cognitifs
  • Le problème n’est pas nécessairement les TIC, mais l’usage
Darren Kuropatwa
  • Nous sommes les histoires que nous racontons!
  • Les 10 commandements des enseignants: Connaitre son sujet, c’est important, mais bon, les connaissances sont entre nous, ne pas avoir peur de perdre du temps, connaitre les manières d’apprendre, se mettre à leur place, ne pas donner seulement de l’information (plus important de savoir comment enseigner que de savoir quoi enseigner) et ne pas dévoiler pas votre secret d’un seul trait
    • L’art de conter c’est comme le cheval de Troie de l’apprentissage : on raconte une histoire qui passionne, pour enseigner une notion ou un concept
    • Questions à poser aux élèves : qu’avez vous appris? Qu’avez-vous fait pour aider un autre élève à apprendre?
Ewan McIntosh
  • Le jeu complet (pour jouer au soccer, il ne suffit pas de dessiner un ballon!)
  • Proposer aux élèves des vrais problèmes à résoudre (pas googlisables!)
  • Où j’étais? Où suis-je? Où vais-je?
  • What are we learning today?
  • Why are we learning for? 
  • Être des agents provocateurs afin de mieux « vendre » nos idées et rendre celles-ci inoubliables
  • Établir des liens entre le dilemme, les valeurs «rochers», les performances mesurables, ce que l’on vise comme valeurs, les conflits anticipés, les valeurs «tourbillon», les bonnes idées et les zones de conflits possibles
Sébastien Stasse
  • Redéfinir l’apprentissage à l’ère de l’immortalité
  • Statistiques percutantes
  • Impact des technologies sur la science
  • Accepter d’apprendre, de désapprendre et de réapprendre (A. Toffler)
  • Quelques mythes démystifiés…

 

J’ai eu la chance cette année de participer à Clair2013 avec trois enseignants extraordinaires de ma commission scolaire (@JeanDore, @BrigitteProf et @Rick_Cliche), des gens qui ont accepté depuis belle lurette de faire autrement! En se remettant en question vraiment… et en se demandant : comment ignorer l’apport des TIC en classe?

La plus importante raison qui me fera revenir à Clair en 2014, c’est d’abord et avant tout le réseautage et les relations humaines. Je pourrais, à la rigueur, visionner les conférences à distance, suivre le fil twitter du colloque (tellement effervescent durant les trois jours de l’événement!), voire même participer à distance. Mais cela n’aurait pas du tout le même effet, il me manquerait l’essentiel à ma motivation, soit de rencontrer des gens en chair et en os qui font autrement et qui deviendront pour moi une source d’inspiration pour l’année entière. Leur apport m’est en quelque sorte permanent!

Pour finir, il ne faudrait pas oublier de remercier le principal artisan de cet événement de marque, soit le directeur de l’école, Roberto Gauvin. Sans lui, jamais la mobilisation des participants n’aurait atteint de telles proportions après à peine quatre ans… La preuve que les gestionnaires sont essentiels à l’accompagnement du réel changement. Son équipe lui rend très bien en démontrant une implication hors de l’ordinaire… Je vous fais part d’un extrait d’un billet que Roberto a écrit sur son blogue il y a quelques années et que j’ai toujours retenu à titre de phare :

Les incontournables afin d’assurer l’utilisation des TIC:

  •  Nous créer un réseau
  •  Échanger
  •  Partager ce qui fonctionne
  •  Tenter des expériences
  •  Assurer l’accès au web
  •  Prendre contrôle de l’utilisation des TIC à notre disposition
  •  Être un virus
  •  Avoir du courage… ou être un «suiveux»
  •  Centrer les apprentissages sur l’élève
  •  Revoir notre culture organisationnelle
  •  Avoir de la conviction

 

Bref, dans un monde où les craintes prennent souvent le dessus sur les initiatives, il demeure quand même audacieux de supporter l’innovation pédagogique chez les enseignants qui sont des précurseurs et qui sont en avance sur la grosse machine et les craintes sociales… Et comme c’est mon rôle de le faire à titre de conseillère pédagogique, j’ai beaucoup de pain sur la planche! Mais je suis une personne de défis et je suis tout à fait d’accord pour relever celui-là! 😉

 

Andrée Marcotte (@marcottea)

 

De plus en plus Clair!

Publié février 20, 2011 par Andrée Marcotte

Ouf! Comme c’est exigeant d’écrire, de faire un retour réflexif sur de nouveaux apprentissages… et pourtant, en plus de me permettre de partager mes prises de conscience, ce geste m’aidera à mettre des mots sur ma démarche, à «rendre visible l’invisible», comme le dit si bien Britt-Mary Barth.
Tout d’abord, j’ai été frappée par le virage «pédagogique» de colloque Clair2011. J’ai senti une effervescence encore plus grande que l’an dernier, et cette passion était non seulement technologique, mais de plus en plus pédagogique. Plus de tweets, plus d’action dans l’école (l’école était ouverte!), plus de liens, plus de réseautage, plus de conférences, plus de convivialité entre les participants. Bref, une atmosphère fébrile…
J’arrivais cette année avec de nouvelles questions, plus précises, plus spécifiques. Une grande question qui demeure (parmi tant d’autres!), comment amener les réticents à s’ouvrir aux nouvelles technologies? Par où commencer? Durant le trajet de retour, j’ai eu l’occasion de discuter avec mon collègue @jeandore et nous avons réfléchi sur les raisons qui, au départ, nous avaient amenés à changer notre perception ou, à tout le moins, à entamer une réflexion continue sur ce nouveau monde qui nous entoure, sur ce nouveau rapport à l’information qui bouleverse nos vieilles habitudes. Pourquoi donc sommes-nous convaincus de l’apport des TIC? Quel chemin avons-nous parcouru pour en arriver à cette ouverture, à cette audace?
D’une part, nous avons exploré les nombreuses possibilités technologiques pour notre travail ou pour notre simple plaisir (outils de création, web 2.0, réseaux sociaux, communauté virtuelle apprenante, etc.) et d’autre part, nous avons pris conscience de l’inévitable dans nos écoles, il faut que ça change… L’école ne répond plus qu’en partie aux besoins des jeunes d’aujourd’hui. Triste constat, mais défi de taille pour tous les engagés! Et si la voie de l’avenir passe par la généralité et non par l’exception, comment conscientiser un plus grand nombre? En priorisant l’affectif? Le pragmatique? Devrait-on tendre vers l’appropriation des outils technologiques ou la réflexion sur la pratique?
Au lendemain de Clair2011, j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec Sébastien Paquet, et ma réflexion se poursuit de plus belle. Dans le cadre d’un projet-pilote à l’école de @jeandore, nous accompagnons les enseignants dans une appropriation des TIC en classe. À ses dires, nous devrions viser la réflexion pour tous, et différencier nos interventions en ce qui a trait à l’application. Par exemple, démarrer des cercles de formation sans toutefois se radicaliser. Je retiens donc que tout le monde doit être convié à l’intelligence collective, et ce, une personne à la fois! Et qu’il faut s’adresser à l’intelligence des gens…
Des quatre conférences, toutes plus stimulantes les unes que les autres, je retiens :
François Guité: Quelle façon éloquente de décrire l’époque dans laquelle nous évoluons! J’ai adoré ce regard percutant sur le nouveau rapport aux savoirs dont nous ne pouvons plus faire fi. Une réflexion bien documentée qui ne peut que nous encourager à faire le pas.
Daniel Pereya: Dans cet exposé somme toute assez théorique, j’ai retenu qu’un enseignant idéal est un expert dans sa discipline doublé d’un expert en pédagogie. J’ai adoré l’image du technopédagogue qui marche sur ses deux jambes (plutôt que d’en utiliser une seule!) et que dire de l’expression «J’ai été complètement scotché!» que je retiendrai pour colorer mes propos… Et je prends également bonne note de recettes traditionnelles suisses et belges!
Sébastien Paquet: Un concept qui m’a séduite, la cybermobilisation, qui constitue un avantage des médias sociaux en plus de permettre l’accès à une information non filtrée, non contrôlée. Une autre phrase, «Donnons aux élèves la chance de nous épater!» m’a renversée. La démonstration des window farms était pertinente. L’innovation est donc un vecteur de changement à ne pas négliger!
Laurence Juin: D’un naturel renversant, la présentation de Laurence m’a plu dès le début. Elle a beaucoup insisté sur la création en classe et sur le plaisir d’écrire. Elle trouve qu’il importe de mettre en valeur les écrits des élèves et expérimente twitter en classe avec eux. Tous profitent alors de communications synchrones et asynchrones et du coup, la classe est élargie. Les élèves timides s’expriment davantage, consultent des sites déposés sur twitter par leur enseignante, sont plus motivés à écrire… Elle crée ainsi un réseau de communication et prolonge le temps d’apprentissage. Elle nous convie à bâtir avec les élèves un concept d’identité numérique positive, à tirer profit de leurs traces, à remettre en cause notre pédagogie!
L’idée de proposer quatre conférences était excellente.
Une autre grande question demeure toutefois, et comme en éducation on doit souvent fournir des garanties avant même d’explorer une avenue prometteuse, nous sommes souvent tributaires ce cette pression sociale omniprésente. L’usage des TIC en classe contribue-t-il réellement à augmenter les résultats de nos élèves? Si nous possédions cette certitude, les arguments fuseraient de toutes parts. Et que dire de l’impact des TIC sur la motivation et la persévérance des élèves? Les études démontrent ce lien, mais peut-on pousser le corollaire jusqu’à dire que la motivation émergeant de l’accès aux TIC est un facteur de réussite? Il faut trouver ces réponses!
L’aspect de la simultanéité m’a également étonnée, de voir tous ces gens construire le sens des conférences en collaboration, de voir des documents pertinents déposés sur twitter avant même que l’évènement soit achevé, ça prouve bien que tout va très vite et que ce n’est pas de sitôt que ce rythme effréné ralentira! J’ai adoré participer à l’exercice de back-chaneling, encore plus que l’an dernier.
J’ai donc fait un grand pas de plus cette année en raffinant ma réflexion et mon questionnement et en étant plus consciente des moyens de faire bouger les choses… Susciter la réflexion, amener les enseignants à se questionner sur ce qui motive les élèves, sur ce qui les fait davantage apprendre, sur les pratiques pédagogiques gagnantes, sur ce qui contribue à amener nos élèves à persévérer à l’école… De mon côté, je poursuis une réflexion de plus en plus métacognitive et je me pose des questions nouvelles à partir de mes prises de conscience… Bref, j’y vois de plus en plus CLAIR! 😉
En d’autres mots :
• tenir le discours du nouveau rapport au savoir pour ébranler les certitudes et les réticents
• valoriser la technopédagogie
• continuer à se «cybermobiliser» pour offrir aux élèves (et aux enseignants!) la chance de créer, d’innover, de nous épater
• explorer, repenser, recréer les nombreuses possibilités d’utilisation de twitter en classe
Un bon plan de match?

Andrée Marcotte
Conseillère pédagogique en français à la Commission scolaire des Laurentides

Quel beau métier je fais, c’est Clair!

Publié février 6, 2010 par Andrée Marcotte

Pourquoi Clair 2010 est donc un aussi franc succès? Mis à part le fait que nous avons rencontré des gens passionnés et stimulants (que je suivais sur http://www.twitter.com et que j’avais hâte de voir…), il doit bien y avoir d’autres raisons! En me posant la question, je réalise que j’ai aimé «voir de mes yeux» l’impact que pouvaient avoir les TIC dans une école qui a cessé de les craindre et qui prend enfin le taureau par les cornes. C’était quelque chose de voir les petits loups du préscolaire se lever et bouger pour participer à une activité ludique sur le TBI!

J’ai appris ce qu’était le Web 2.0, un wiki, le Ustream, les hastags, le backchanelling, delicious et plus encore! J’ai vu plus concrètement les possibilités et les applications pédagogiques des réseaux sociaux en classe de français, etc.

J’ai également constaté qu’un Roberto Gauvin, ça existe vraiment! Je crois que ce dernier a beaucoup à voir avec le succès de cette école et je rêve de connaitre ses méthodes pour susciter les prises de conscience chez les enseignants de son école, si engagés et fiers de leur milieu.

Une autre raison qui explique le succès de cette école est certes l’environnement de l’école, à la fois fécond et stimulant. La petite musique qui joue jusque dans les toilettes, les couleurs des murs et surtout, l’équipement à la fine pointe (radio-étudiante, studio d’enregistrement, régie…). J’ai même joué de la basse pendant trois jours, moi qui ne prends presque plus le temps de le faire…

Pourquoi on y croit? Parce qu’on est sur place? Parce que nous sommes d’un naturel incrédule sauf lorsqu’on voit de nos propres yeux? Par engouement? Alors comment recréer cet engouement chez les profs que j’accompagne? En attendant de pouvoir se téléporter?

Sans blague, comme agent de changement, je me dois de me poser ces questions. Et de développer des compétences d’accompagnement pour mieux guider les enseignants que je coach. Susciter l’adhésion, l’engagement, les prises de conscience, questionner, encourager la prise de risques et l’initiative… ce n’est pas une mince affaire! Comment maximiser, ou encore mieux faire perdurer les suites de Clair 2010? Comment devenir «autonomes» dans notre démarche vers un environnement plus signifiant pour nos élèves? Je crois qu’un individu avance au rythme des prises de conscience qu’il fait.

La question que je me pose, donc, est comment mieux accompagner les enseignants en ce qui a trait aux TIC? Par où commencer? Et comment mieux s’observer au niveau de la démarche? Quels sont les critères d’une activité TIC porteuse de réels changements? Comment donner une rétroaction efficace dans l’action? Comment faire réaliser aux profs que les TIC sont incontournables, alors que les écoles sont devenues expertes à les contourner? Comment faire réaliser aux directions d’écoles l’importance de voir l’éducation autrement… et d’investir aux bons endroits? Comment amenuiser toutes ces craintes en lien avec les TIC dans une école?

Les enfants apprennent par l’exemple, en observant ou en imitant, d’autres le font en explorant, d’autres en se cassant la gueule… Est-ce de même pour les adultes? Je reviens donc avec plusieurs réponses, mais aussi avec de nouvelles questions, davantage métacognitives, je dirais… Je trouve cela dommage que certaines personnes aient absolument besoin de voir le résultat avant d’adhérer à une démarche de changement… et pourtant, c’est en voyant le résultat que je me trouve plus convaincue que jamais de l’apport des TIC aux apprentissages des élèves… Que de questions! Que de réflexions en vue! 😉

Je retiens également les verbes de Marc Prensky, qui demeurent, malgré l’ampleur des changements au niveau des noms éphémères qui accompagnent ces verbes… Je me rappelle qu’adolescente, je passais mes soirées au téléphone, comme quoi notre besoin de communiquer ne date pas d’hier!

Également, j’ai aimé entendre ce que revendiquent les jeunes, être respectés, pouvoir suivre leurs intérêts, créer, travailler avec leurs pairs, s’exprimer, partager leurs opinions, participer dans le monde réel… Peut-on être contre la vertu? Ces verbes m’aideront à mieux démystifier auprès des profs cette grosse machine TIC que tant craignent…

J’en profite pour remercier un être qui m’est profondément cher, monsieur François Guité, sans qui je ne serais jamais allée à Clair 2010, pas plus que mes trois collègues de la CSL d’ailleurs. Son impact sur ma vie professionnelle est majeur et les répercussions de ma première rencontre avec lui en aout 2008 se feront sentir jusqu’à ma retraite dans 15 ans! Et pourtant, il n’a fait «que» me convaincre des vertus de twitter et m’aider à ouvrir un compte… Ce fut le début d’une ère nouvelle pour moi, merci encore François. Depuis ce temps, j’en ai convaincu des gens de s’inscrire à twitter! 😉

Je tiens également à remercier ma communauté twitter, dont je ne pourrais plus me passer, et par laquelle j’assure la majeure partie de ma formation continue, en plus d’y retrouver des gens que j’admire et que j’estime. J’ai vu passer Clair 2010 dans twitter et j’ai décidé d’en faire une demande officielle à mes patrons. Et j’ai convaincu trois personnes de m’accompagner!

Merci également à Roberto et à son équipe, ainsi qu’au comité organisateur de l’événement. Votre rayonnement est un exemple pour nous tous!

Je réalise d’autant plus, après ce périple, l’impact que peut avoir un directeur (ou une directrice) sur son école. Et que dire de l’ascendant que peuvent exercer les enseignants sur leurs élèves! C’est très précieux!!! Et moi… j’ai l’honneur de les accompagner, quel beau métier je fais! 😉

Andrée Marcotte (@marcottea)